Rennes, une ville-archipel à l’épreuve de la densité de sa population

15/01/22 | Actualité de l'aménagement

Pour préserver sa « ceinture verte » et assurer un logement abordable pour tous, la métropole bretonne a très tôt fait le pari de densifier ses villages. Une politique urbaine désormais confrontée à la raréfaction du foncier et à des routes engorgées. Ville-archipel.

Il ne saurait dire combien, il a arrêté de compter, mais « sans être de Marseille », Jean-François Bohuon évalue à « 80, au moins », le nombre de fois où il a guidé élus, architectes, urbanistes, venus de toute la France, à travers les sentes de La Chapelle-Thouarault (Ille-et-Vilaine).

Le village, qui l’a vu naître, situé à 15 kilomètres à l’ouest de Rennes et membre de la métropole rennaise, ne figure sur aucun guide touristique. Ni chapelle romane ni lavoir sur la liste des curiosités locales. Ici, c’est le lotissement qu’on vient visiter, et l’ancien maire de raconter comment il s’y est pris pour construire trois fois plus dense qu’ailleurs, sans ôter à la commune, 450 habitants en 1968, 2 300 aujourd’hui, son caractère champêtre.

La maison avec garage plantée au milieu d’une trop grande parcelle est devenue, ces vingt dernières années, l’objet à bannir à La Chapelle, comme dans les quarante-deux autres communes de la métropole rennaise. Mi-octobre 2021, le discours de la ministre du logement, Emmanuelle Wargon, sur le modèle du pavillon avec jardin devenu « un non-sens écologique, économique et social » faisait bondir la France des propriétaires. Mais à Rennes, parce qu’il fallait loger tout le monde sans toucher à la « ceinture verte », les dix kilomètres de champs qui séparent la grande ville de ses voisines, voilà vingt ans qu’on s’efforce d’introduire du collectif à la campagne. Les prévisions démographiques voudraient que le rythme de construction continue, mais les réticences sont de plus en plus nombreuses.

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A La Chapelle, la visite commence toujours par les maisons évolutives conçues pour permettre l’ajout d’une pièce sans se ruiner, simplement en isolant un…….

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Eric RAIMONDEAU

Eric RAIMONDEAU

Gérant de l'agence UTOPIES URBAINES

En qualité de micro entrepreneur, j’ai créé l’agence Utopies Urbaines. En effet J’aime à partager mon expertise et la transmettre au travers des expériences que j’ai pu acquérir en direction des élus locaux mais aussi  des fonctionnaires des communes ou intercommunalités lors de sessions de la formation continue ou initiale. Ce site veut aussi être un relais pour des offres d’emploi proposées par les collectivités territoriales.

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