Les différentes formes de collectivités sont les suivantes
- A) La commune,
- B) L’intercommunalités : La communauté de communes, la communauté d’agglomération, la communauté urbaine, la métropole
- C) Le département
- D) La régions
La France Métropolitaine compte 35497 communes. 18582 d’entre elles ont moins de 500 habitants. Près de 35022 communes ont moins de 20 000 habitants (Compris les communes des départements et territoires d’outre-mer)
(source : AMF octobre 2021)
La commune est la collectivité administrative de base, la plus petite subdivision administrative française. C’est également la plus ancienne et probablement la plus identifiée par les administré.es depuis la création des municipalités en 1789.
Les communes connaissent une organisation administrative unique, quelle que soit leur taille. Depuis la loi municipale de 1884, elles sont gérées par le conseil municipal (dénommé corps municipal à l’origine) et par le maire. Le conseil municipal est élu pour un mandat de 6 ans au suffrage universel direct. C’est le conseil municipal lors de son installation après les élections qui élit le maire.
Les pouvoirs du Maire :
- Exerce des pouvoirs en tant qu’agent de l’Etat ,
- Il est officier d’état civil (Naissances, mariages, décès),
- Il est officier de police judiciaire,
- Il est le chef du personnel communal,
- Il exerce les pouvoirs de police municipale,
- Il exerce des pouvoirs en matière d’urbanisme,
- Il organise les élections sur la commune.
Le maire représente l’État dans la commune. Il est également officier de police judiciaire sur son territoire communal.
Il gère l’état civil (naissances, décès, mariages) Il organise les élections.
Les communes bénéficient de la compétence générale pour gérer toute affaire d’intérêt communal.
Parmi les principales compétences on peut citer :
- L’urbanisme et le plan local d’urbanisme initiative communale (ou intercommunale)
- Le logement;
- La voirie,
- L’assainissement,
- Les sports,
- Les espaces verts,
- La culture (Bibliothèques, salle de spectacles…),
- L’éducation au travers des écoles maternelles et primaires,
- L’aide sociale (au travers notamment des centres communaux d’action sociale, CCAS),
- La gestion des écoles élémentaires et maternelles,
- La culture et patrimoine,
- Le tourisme et sport (campings, équipements sportifs, offices du tourisme).
Mais, depuis la mise en place de la loi sur le renforcement de l’intercommunalité, les communes adhèrent à des structures intercommunales. En fonction de la forme de l’intercommunalité, elles sont dessaisies de certains compétences. (Exemples avec l’urbanisme et la voirie)
Modalités d’élection du conseil municipal :
Communes avec population inférieure à 1000 habitants :
- Candidature individuelle ou groupé,
- Panachage autorisé : possibilité de rayer des noms ou d’en rajouter,
- Suffrages comptabilisés individuellement même si la candidature est groupée,
Au 1er tour : les candidat.es ayant obtenu la majorité absolue et ¼ des électeurs inscrits sont élu.es dès le premier tour de scrutin.
Au 2ème tour, sont élus les candidats ayant obtenu le plus grand nombre de voix (Majorité relative)
Ainsi dans une commune de moins de 1000 habitants, il peut y avoir des candidat.es élu.es dès le premier tour et d’autres qui ne le seront qu’au deuxième tour.
Communes avec population supérieure à 1000 Habitants :
Dans les communes 1 000 habitants et plus,
- Le scrutin de liste est proportionnel, à deux tours, avec prime majoritaire accordée à la liste arrivée en tête,
- Les listes doivent respectées les règles de parité en alternant un homme, une femme,
- La liste doit être complète et sans modification de présentation,
- Le panachage est interdit,
- Seules les listes qui ont obtenu plus de 10% des suffrages exprimés peuvent se maintenir au second tour,
- Les listes qui ont obtenu au moins 5% des suffrages exprimés peuvent fusionner.
Au 1er tour, la liste qui obtient la majorité absolue des suffrages exprimés reçoit un nombre de sièges égal à la moitié des sièges à pourvoir. Les autres sièges sont répartis à la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne entre toutes les listes ayant obtenu plus de 5% des suffrages exprimés, en fonction du nombre de suffrage obtenus.
Lors de l’éventuel 2ème tour, seules les listes autorisées à se maintenir peuvent connaître des modifications, notamment par fusion avec d’autres listes pouvant se maintenir ou fusionner. La répartition des sièges se fait alors comme lors du premier tour.
L’élection des conseillers communautaires
Dans les communes de moins de 1 000 habitants, les conseillers communautaires sont désignés parmi les conseillers municipaux élus en suivant l’ordre du tableau (maire, adjoints puis conseillers municipaux) et dans la limite du nombre de sièges attribués à la commune au sein du conseil communautaire.
Dans les communes de 1 000 habitants et plus, les conseillers sont élus au suffrage direct à la fois pour un mandat de conseiller municipal et pour un mandat de conseiller communautaire mais ils figurent sur deux listes distinctes lors du scrutin.
Les citoyens utilisent un seul bulletin de vote mentionnant une liste de candidats aux élections municipales, ainsi que la liste de candidats au mandat de conseiller communautaire qui lui est liée (« liste intercommunale »).
À l’issue du vote, les sièges de conseiller communautaire au sein de l’EPCI sont répartis entre les différentes listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages exprimés. La liste arrivée en tête obtient la moitié des sièges et les autres sièges sont répartis proportionnellement au score obtenu par chaque liste. L’ordre d’attribution des sièges reprend l’ordre de présentation des candidats sur leur liste respective.
Les différentes formes d’intercommunalite : (Structures fédératives)
- La Communauté de Communes,(CC)
- La Communauté d’Agglomération (CA) 50 000 hbts avec une ou plusieurs villes centre de 15 000 habitants,
- La Communauté Urbaine (CU), EPCI de plus de 500 000 habitants,
- La métropole,
Mais aussi : (Structure associatives)
- Les syndicats de communes
- Les syndicats mixtes
- Les Pays
- Les Poles d’équilibre territorial et Rural (PETR)
Les seuils de population :
- Communautés de communes : seuil de 15 000 habitants depuis la loi de 2015. Possible d’adapter sans être inférieur à 5 000 habitants (L5210-1-1 CGCT)
- Communautés d’agglomération : seuil de 50 000 habitants autour d’une ou plusieurs communes de plus de 15000 habitants (L5216-1 du CGCT)
- Communautés urbaines : seuil de 250 000 habitants (L5125-1 CGCT) depuis 2015
- Métropoles ; Transformation par décret. EPCI à fiscalité propre de plus de 400 000 habitants au sein de l’aire urbaine de plus de 650 000 habitants (L5217-1 CGCT)
Caractéristiques :
- Territoire d’un seul tenant et sans enclave,
- EPCI a fiscalité propre ou sans fiscalité propre,
- Notion d’intérêt communautaire pour la répartition des compétences,
- Principe de subsidiarité entre les communes adhérentes et l’intercommunalités.
Les compétences :
En fonction du type d’interco :
- Des compétences obligatoires (Developpement économique, Aménagement de l’espace, Collecté et traitement des déchetsetc etc.),
- Des compétences optionnelles : (protection et Mise en valeur de l’environnement, Politique du logement et du cadre de vie, Assainissement, eau etc etc ),
- Des compétences facultatves,
- La communauté urbaine peut aussi exercer des compétences déléguées par le Département,
- La Métropole peut exercer des compétences transférées ou déléguées par l’Etat, le département et éventuellement la région dans différents domaines (logement, grands équipements, éducation, action sociale, voies…)
Remarque : Les lois Grenelle et la loi (ALUR) encouragent la réalisation de plans locaux d’urbanisme intercommunaux (PLU-I) pour les CC et le CA. En revanche la compétence urbanisme est une compétence obligatoire dans les communautés urbaines et les métropoles.
Fiscalité :
Fiscalité propre : Impositions assises sur les ménages et les entreprises. Taxe Professionnelle Unique (TPU)
Dotations : Ressources financières provenant de l’Etat (DGF)
Source : Qu’est ce que l’interco?
Il a été créé par la constituante de 1790.C’est une collectivité de plein exercice depuis les lois Deferre de 1982 et 1983.
La loi NOTRe conforte le département dans missions relatives aux solidarités humaines.
Le Conseil Général est devenu le Conseil Départemental.
Les conseillers généraux se font désormais appelés conseillers départementaux (CD)
Circonscription électorale :
Le canton est défini surtout par des bases démographiques
Les Candidat.es :
En binôme et de sexe différent et chaque membre du binôme a un.e remplaçant.e. Elu.es pour six ans. Le CD est renouvelé en totalité au terme d’un mandat.
Mode de scrutin :
Scrutin binominal mixte à deux tours.
Premier tour :
Un binôme est élu au premier tour s’il recueille la majorité absolue des suffrages exprimés et le quart des électeurs inscrits.
Second tour :
Pour s’y présenter, avoir obtenu au premier tour au moins 12.5% des voix des inscrits.
Si un seul binôme a obtenu ce taux, celui ayant obtenu le deuxième plus grand nombre de voix peut se maintenir.
Si aucun binôme ne remplit ces conditions, ce sont les deux binômes arrivés en tête qui peuvent se présenter au second tour.
Au second tour, est élu le binôme ayant recueilli la majorité des suffrages exprimés.
Les compétences du département :
- Solidarité Action sociale et santé (Enfance Personnes âgées, Handicap, RSA)
- Education (Collèges, Gestion des TOS)
- Culture et sport, (compétences partagées avec vile et régions : bibliothèque de prêt, promotion manges régionales etc. etc.)
- Développement des territoires et infrastructures (Gestion de la voirie départementale)
La région est à la fois la plus grande collectivité territoriale de droit commun. C’est une institution de construction récente. La carte des régions métropolitaines a été redessinée par la loi du 16 janvier 2015. (Voir aussi ci-dessous)
La région devient une collectivité territoriale, au même titre que les communes et les départements, par la loi du 2 mars 1982. La loi de 1982 prévoit que les régions deviennent effectivement des collectivités territoriales lors de la première réunion des conseils régionaux élus au suffrage universel. Les premières élections régionales ont lieu en mars 1986.
Chacune des régions est administrée par :
- Un conseil régional,
- Un président du conseil régional auquel a été transférée la fonction exécutive par la loi du 2 mars 1982,
- Un conseil économique, social et environnemental régional, organe non élu et aux attributions consultatives.
Les compétences de la Région :
- Développement économique,
- Gestion des programmes européens,
- Formation professionnelles
- Apprentissage et alternance,
- Lycée, Aménagement du territoire et environnement,
- Transports.
Les compétences partagées avec les départements :
- Tourisme (la région est désignée chef de file pour le tourisme),
- Culture,
- Sport,
- Promotion des langues régionales,
- Éducation populaire,
- Lutte contre la fracture numérique et aménagement numérique.
La carte des régions métropolitaines :
Deux lois importantes ont fait évoluer la configuration des régions métropolitaines.
Tout d’abord :
- La loi n° 2015-29du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral. C’est donc cette loi qui procède à la modification du découpage des régions
Désormais, il y a 12 régions +1 collectivité dotée d’un statut particulier.
En effet, depuis le 1er janvier 2018, suite à la loi Notre de 2015, la corse est une Collectivité Territoriale similaire à une région, appelée Collectivité de Corse. Elle est dotée d’un statut particulier. Son organe délibérant est l’Assemblée de Corse, élue au suffrage universel direct tous les six ans, en même temps que les élections régionales. Le scrutin est un scrutin proportionnel de listes à deux tours.
Ensuite :
La loi n°2015-991 relative à une Nouvelle Organisation Territoriale de la République dite loi NOTRE.
Elle complète la loi du 16 janvier 2015 évoquée ci-dessus.
Dans ses principales dispositions, la loi NOTRE renforce
- Le rôle de la région en matière de développement économique et en matière de l’aménagement durable du territoire. Elle rédige un Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoire (SRADDET) dans lequel figurent les orientations stratégiques en matière d’aménagement du territoire, mobilité, lutte contre la pollution de l’air, maîtrise et valorisation de l’énergie, logement et gestion des déchets.
- Le rôle de la région en matière de transports. La compétence transport des départements a été transférée à la région dans les dix-huit mois qui ont suivi la promulgation de la loi.
- Les services des transports routiers départementaux et les transports scolaires sont désormais confiés à la région. Les régions, qui le souhaitent, peuvent de déléguer leur compétence des transports scolaires aux départements.
Les élections régionales sont organisées tous les six ans.
Mode de scrutin :
Scrutin de liste à deux tours avec représentation proportionnelle à la plus forte moyenne avec prime majoritaire.
Les listes et les candidats :
Les listes de candidats sont régionales. Elles sont constituées d’autant de sections qu’il y a de départements dans la région.
Le nombre de sièges par région et par section départementale a été fixé par la loi du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions.
La déclaration de candidature se fait par liste. La liste déposée présente les candidats par section départementale. Au sein de chaque section départementale, les candidats de chaque sexe apparaissent alternativement. La parité s’apprécie au sein de chaque section départementale et pas seulement au sein de la liste entière.
Modalités d’élection :
Premier tour :
Si une liste obtient la majorité absolue des suffrages exprimés. Dans ce cas, la liste majoritaire reçoit un quart des sièges à pourvoir, arrondi à l’entier supérieur. Les autres sièges sont répartis entre toutes les listes qui ont obtenu au moins 5% des suffrages exprimés (les listes qui obtiennent moins de 5% n’ont aucun siège). La répartition des sièges se fait à la représentation proportionnelle suivant la règle de la plus forte moyenne.
Second tour :
Si aucune liste n’obtient la majorité absolue au premier tour, un second tour est organisé.
Pour se présenter au second tour, une liste doit avoir obtenu, au premier tour, un nombre de voix au moins égal à 10% du nombre des suffrages exprimés au niveau de la région. Néanmoins, si aucune liste n’obtient au moins 10% des suffrages exprimés ou si une seule liste l’obtient, les deux listes arrivées en tête peuvent se présenter au second tour.
Entre les deux tours, les listes peuvent être modifiées en intégrant des candidats des listes qui ont obtenu au moins 5% des suffrages exprimés au premier tour. Néanmoins, des candidats d’une même liste au premier tour ne peuvent pas figurer sur deux listes différentes au second tour.
Au second tour, la répartition des sièges se fait selon les mêmes règles qu’au premier tour. La liste arrivée en tête bénéficie d’une prime majoritaire et reçoit un quart des sièges à pourvoir, arrondi à l’entier supérieur.
Fiche mise à jour : Août 2021